ULTRA-TRAILS

2017

*

UTMB 2017 du 01 au 03 Septembre 2017


2537 participants
1688 Finishers
849 abandons

Mon classement: 1404ème sur 2537 participants mais seulement sur 1688 finishers!

Temps: 44h23′ pour 170 km et 10 000 m de dénivelé positif

Je n’ai pas dormi (ni sieste) pendant plus de 50 heures.

Je me suis assis seulement pendant 45 minutes au total.

Je n’ai pas eu d’assistance.

J’ai couru en solo.

Je l’ai fait à la SPARTIATE pour savoir ce je valais. Conclusion: L »ETRE HUMAIN EST ETONNANT!

Parti mardi soir 29 août pour Chamonix, je fais une halte chez mes parents en Côte d’Or à côté de Saulieu où on mange de la bonne viande (charolaise) et on boit du bon vin.
Après une bonne nuit, je reprends la route pour Chamonix vers 09h00. J’arrive à Chamonix (Hôtel des Tines) vers midi. Je déjeune au restaurant de l’hôtel où je suis toujours bien accueilli par Sébastien le directeur de l’hôtel. Je prends le train qui m’emmène dans le centre-ville de Chamonix en moins de 10 minutes. Je vais aller récupérer ce fameux dossard UTMB tant convoité (235€ + 15 points ITRA).
Les points ITRA sont des points obtenus quand on finit les ultra-trails. La notation se calcule par rapport à la distance et le dénivelé. Pour participer à l’UTMB, il faut courir 3 ultra-trails de 100 km chacun avec 5 000 m de dénivelé. C’est grâce à la Direction du marketing Renault France que j’ai pu échapper au tirage au sort. En revanche, j’ai payé mon dossard et je me suis imposé d’obtenir les points ITRA par équité des coureurs qui prendront le départ.
Je me dirige vers la ligne de départ d’où je partirai vendredi soir. J’aime prendre mes marques et par expérience, c’est toujours utile.
C’est un défi un peu fou que je me suis lancé en janvier 2017, raison pour laquelle j’ai couru un ultra-trail par mois depuis avril 2017. Pour les points ITRA et pour être opérationnel pour l’UTMB.
L’UTMB est le graal de tous ultra-trailers dans le monde et j’aime mettre la barre haute comme à mon habitude : impossible n’est pas FRANCAIS !
Je me ballade au milieu des stands spécialisés dans l’ultra-trail avec une fâcheuse tendance d’être tenté par les produits présentés.
Ensuite, je retourne à l’hôtel où je partage la chambre avec un futur champion qui a du potentiel. Il est belge francophone et participera au championnat du monde d’ultra-trails. Nous n’avons pas les mêmes objectifs. Il court sur de plus petites distances pour faire des performances. Moi, c’était différent : prendre du « plaisir (masochiste) » et terminer en bon état l’UTMB.
Au bout du compte, il a abandonné sa course car il ne se sentait pas du tout performant. Il n’était pas dans la course et que rien ne l’expliquait. Chose qui peut arriver même aux meilleurs.
Jeudi soir, je vérifie tout mon équipement pour m’assurer que rien ne manque. Dans ma tête, je prévois toutes les situations pour éviter tout hasard. Dans mon nouveau sac à dos, je prévois exactement l’emplacement de mes gels, mes barres énergétiques, de mes 2 lampes frontales, des piles de rechange, du biltong, de mes vêtements chauds (gants, coupe-vent, pantalon imperméable, bonnet, tour de cou), ma caméra Gopro, de mes gels, de mon chargeur de batterie et des câbles pour mon smartphone et ma montre GPS dont l’autonomie est limitée à 16 heures seulement. Mon sac avec l’eau devait peser au moins 6 kg.
Vendredi, repos total je reste allongé. Je me paie le luxe de faire une sieste après déjeuner alors que d’habitude je ne fais quasiment pas de sieste. J’étudie le parcours une dernière fois. Je prévois de dormir 30 minutes aux Chapieux et Champex Lac. J’avais toujours le doute de ne pas réussir car ma préparation a été courte et soutenue, sauf sur août, mois sur lequel je ne me suis pas beaucoup entrainé suite à une douleur sous la voute plantaire du pied gauche.
Psychologiquement, je verrouille mon esprit comme j’ai l’habitude de faire dans les situations exceptionnelles, comme un sous-marin dans les fonds marins. Il faut être hermétique, devenir une machine.
La météo s’annonce chaotique. Je prends le train de 17h30 des Tines à Chamonix. Je dépose mon sac d’allègement au gymnase. Des organisateurs sympathiques m’accompagnent sur la ligne de départ et m’indiquent un des meilleurs spots pour prendre le départ.
La ville de Chamonix est euphorique. Le départ de l’UTMB est un très grand événement dans cette capitale des Alpes.
J’allume mon GPS que j’ai loué pour que ma famille et mes amis puisse suivre cette belle aventure en temps réel.
Dans ma tête, je suis prêt à avaler ces 170 km et 10 000 m de dénivelé positif à réaliser en moins de 36h30, sous peine d’être disqualifié. Réaliser cette prouesse sportive de faire le tour du massif du Mont Blanc en un temps record est le rêve de tous ultra-trailers. Pour des bons randonneurs, il faut 7 jours pour faire ce parcours qui est un GR.
A 5 minutes du coup de feu, je vérifie mon équipement et l’accessibilité aux éléments importants qui me permettront de survivre à l’épreuve.
L’adrénaline monte. Les 2 600 élus de cette course mythique sont excités. On se souhaite bonne chance via nos regards de gladiateurs des temps modernes. La ville de Chamonix est en effervescence au coup de feu tiré à 18h30. Je n’oublie pas de démarrer ma montre GPS pour sauvegarder cette épreuve mémorable.
Il faut 5 minutes pour passer la ligne de départ car le couloir est très étroit. C’est au bout de 10 minutes que je peux prendre mon rythme.
Il ne faut pas traîner car les premières barrières horaires sont très courtes. Le départ est violent, le rythme est élevé. Je cours à 10 km/h alors que j’avais prévu de courir à 8 km/h. Je me sens bien et ne suis pas dans le rouge. Les 8 premiers kilomètres sont faciles puisque c’est une descente jusqu’aux Houches. Il me faudra 1 heure pour les atteindre.
J’attaque le premier col tranquillement qui me prendra 1h30 (4,5 km) pour 800 m de dénivelé. Il fait déjà nuit.
Après 21 km parcourus, j’arrive à Saint Gervais vers 22h00 où de nombreux spectateurs nous encouragent. La barrière horaire est à 22h30.
Je vais parcourir plus de 25 km de côte entre Saint Gervais et le col du Bonhomme via les Contamines Montjoie (km 30), La Balme (km 40) en passant de 900 m à 2 400 m d’altitude.
Il fait bon, la lune nous éclaire, je me sens bien. Pendant l’ascension du col du Bonhomme, je me retourne de temps en temps pour admirer ce beau serpent éclairé par les lampes frontales sur des kilomètres.
Au bout de 45 km, j’arrive vers 03h30 du matin au col du Bonhomme où il fait froid (-9°c ressenti). Puis je redescends sur 5 km pour atteindre les Chapieux où je prévois de dormir 30 minutes.
Il est 04h30, j’ai parcouru environ 50 km en 10 heures soit 5 km/h de moyenne. J’avais prévu du 4 km/h. Je suis en avance par rapport à ce que j’avais prévu. Je suis à 1h15 de la barrière horaire. Je ne suis pas fatigué et n’ai pas envie de dormir. Après m’être ravitaillé, je repars en direction de Courmayeur.
D’abord, il faut attaquer le col de la Seigne avec 8 km de montée sur 1 000 m de dénivelé. C’est une partie difficile du parcours.
Après avoir quasiment parcouru 60 km en 12h45’, je passe la frontière franco-italienne. J’arrive vers 07h15 au col de la Seigne (2 500 m d’altitude) où il fait très froid (-9°c ressenti). Il neige aussi !
Je grimpe le 4ème col (Mont Favre) après avoir passé le lac Combal avant de redescendre sur Courmayeur via Checruit.
Courmayeur est une étape importante qui est à mi-chemin du parcours total. Je me restaure un maximum après avoir parcouru 80 km en 17h15 environ. J’ai 2 heures d’avance sur la barrière horaire. Il est 11h15 samedi 02 septembre.
La 2ème partie va se compliquer car la météo est en train de se dégrader et les prochains cols sont considérés comme difficiles. Lorsque je quitte Courmayeur, la pluie commence à tomber. Je mets ma veste coupe-vent et mes gants.
J’ai bien encaissé la première nuit blanche. Je suis en forme pour attaquer cette seconde partie.
J’ai été étonné du nombre de coureurs malades (vomissements, diarhées).
Le col jusqu’à Bertone est raide. L’alternance entre pluie et soleil nous déboussole dans la manière de nous habiller. J’ai été surpris du nombre de coureurs qui s’arrêtent d’un coup et s’allongent dans l’herbe pour profiter d’un sommeil réparateur. L’inconvénient est de ne pas oublier de se réveiller.
J’ai le souvenir d’un japonais qui marchait devant moi et qui s’est effondré sur le bas-côté pour dormir.
Je passe Bonatti au 90ème kilomètre puis je redescends sur Amouvaz qui ressemble plus à une piste de boue. C’était très glissant. Mes chaussures Salomon Speedcross 4 accrochait parfaitement bien dans la boue. Ce qui m’a évité de faire des glissades sur les fesses comme certains ont pu tester. En revanche, les semelles de mes chaussures n’accrochent pas du tout sur des rochers humides.
A Amouvaz, la pluie s’est intensifiée. Les organisateurs nous ont obligés de porter notre veste et pantalon coupe-vent. Ces vêtements faisaient partis des équipements obligatoires. Certains coureurs ont été disqualifiés « bêtement » car ils ont pensé utile de retirer le pantalon coupe-vent pour alléger leur sac. L’organisation nous a obligés de porter cet équipement car la neige, le vent violent et la température autour des -10°c nous attendent au col du Grand Ferret (2 500 m d’altitude).
Non seulement la météo n’est pas du tout favorable mais en plus le col est difficile à franchir. Il y a 1 000 m de dénivelé sur 6 km. Il faut que j’y arrive avant la tombée de la nuit. Le début est difficile car avec le passage des coureurs et de la pluie, le terrain est très glissant. Heureusement que cette partie glissante n’a duré qu’une demi-heure.
J’arrive au col du Grand Ferret sous un vent fort et glacial. La neige vient me fouetter le visage. J’ai froid aux doigts. Ca fait déjà 100 km parcourus en moins de 24 heures d’effort consécutif sans dormir. Il est environ 18h15.
Je suis ravi car une descente de 18 km m’attend via La Fouly (km 110) puis un col de 500 m de dénivelé qui m’achève. Je n’ai plus d’énergie lorsque j’arrive au ravitaillement de Champeix Le Lac. Ca tombe bien car je prévois de dormir 30 minutes. Je me restaure, remplis mes gourdes.
Le speaker nous communiquait qu’il y avait beaucoup d’abandons à cause de la météo (190 coureurs sur le col du Grand ferret).
Ca fait environ 30h30 sur 125 km que je marche dans les montées et que je cours sur le plat et les descentes. Il est 1h00 du matin. Nous sommes dimanche 03 septembre. Je suis à 2 heures de la barrière horaire au lieu de 2h15 car l’organisation a décidé de diminuer de 15 minutes la barrière horaire. Il me reste plus qu’1 marathon à parcourir (42 km).
Après avoir « dîné », je décide de repartir sans dormir. Je veux garder mon avance, on ne sait jamais.
Je sais que les 4 derniers cols vont être difficiles à cause de la fatigue. J’ai repris des forces au ravitaillement et je me suis assis environ un quart d’heure. C’est seulement la 3ème fois que je me suis assis et ce sera la dernière fois.
Je grimpe seul, dans la nuit, doucement mais surement jusqu’au col de la Giète (1 000 m de dénivelé sur 5 km), appelée aussi la « Bovine ». En revanche, dans la descente je m’éclate (au sens figuré) et je me suis fait vraiment plaisir dans cette descente boueuse et rocailleuse. Sur le parcours, un point de contrôle original est situé dans une étable.
Arrivé à Trient au bout de 140 km et 35h00 de course, les 2 nuits blanches commencent sérieusement à se faire ressentir. J’attaque le col des Tseppe (1000 m de dénivelé sur 5 km).
Je marche très lentement. Je me surprends à faires des micro-sommeils en marchant. Je suis tellement fatigué que je commence à halluciner ! Avec les ombres des arbres et la lumière de ma lampe frontale, je vois des zèbres, des êtres humains au bord de la route ! Mon cerveau est tellement épuisé qu’il divague pour se protéger de ce manque de sommeil. C’est la première fois de ma vie que je fais 2 nuits blanches. J’ai l’impression d’être saoûl.
La montée semble interminable, je suis à bout de force et pourtant je continue à avancer.
J’aimerais pouvoir dormir mais je ne peux pas m’arrêter en pleine ascension car je n’arriverai plus à repartir. Enfin, j’arrive au sommet. Il fait jour. Ca fait déjà 37 heures que je suis en mouvement sans dormir.
Dans la descente, je suis arrêté par un coureur blessé aux tendons d’Achille. J’ai attendu qu’il communique avec les secours. A ce même moment un coureur s’arrête et m’interpelle en me demandant si je ne suis pas Eric Beurton. J’’étais surpris qu’il connaisse mon nom car je ne suis pas une célébrité. En fait, Thierry travaille à la Direction Régionale Renault et a entendu parler de moi concernant mes exploits sportifs.
Dès que le coureur a été rassuré par les secours, je reprends la route avec Thierry. C’est vrai que c’est plus sympa de faire la route à plusieurs. D’ailleurs de nombreux coureurs sont en binôme.
Nous arrivons à Vallorcine (150 km en 39 heures) où Thierry prend une longue pause au ravitaillement. Je sais maintenant que j’irai jusqu’au bout. Il ne reste plus qu’une barrière horaire.
Le sommeil est passé grâce au jour. Je refais mes réserves et repartons pour le dernier col sous une température glacial mais avec (enfin) le soleil.
Dans une descente où la roche et les racines sont glissantes, mes 2 pieds glissent en même temps. Je tombe de tout mon poids sur mon crâne qui percute violemment un rocher. Les coureurs qui me suivaient ont crié de peur lorsqu’ils ont vu la scène. A 2 cm près et c’était mon cervelet qui était touché et je ne serai pas là pour vous écrire. J’ai vraiment eu de la chance.
J’ai dit que tout allait bien malgré du sang qui coulait un peu le long de mon cuir chevelu. Je savais qu’il n’y avait rien de grave. Mon crâne n’était pas fêlé et la machine fonctionnait bien. J’ai la tête dure ULTRA-TRAILS 1f609 ;)
Malgré ma fatigue et la dernière côte raide et épuisante, nous arrivons à la Flégère sous la chaleur en 42h30 pour 160 km.
Thierry veut courir dans la descente. Je lui dis de ne pas m’attendre car je ne cherche pas à faire un chrono, ni un classement : seulement terminer cette épreuve et en bon état.
Je veux savourer cette dernière descente et la victoire sur moi-même.
L’arrivée est émouvante car tous les spectateurs vous applaudissent, vous encouragent et vous appellent par votre prénom car ils savent ce qu’on a enduré. C’est la première fois de ma vie que ça m’arrive d’être ovationné sur une course, j’ai l’impression d’être le vainqueur de la course. Les spectateurs nous considèrent comme tel car je suis un Finisher de l’UTMB.
Il m’aura fallu plus de 44 heures sur presque 170 km pour terminer cet exploit car c’est un exploit absurde.
En compagnie de Thierry, nous refaisons la course en nous rafraîchissant avec de la bière.
Je suis tellement fatigué que j’ai l’impression de loucher. Je vais chercher ma veste de Finisher et ensuite mon sac d’allègement, qui ne m’a pas servi, dans le gymnase de Chamonix. Je prends le train où je commence à piquer du nez. Je fais tout pour me retenir de dormir car je ne veux pas manquer l’arrêt.
Je descends du train à l’arrêt des Tines puis me dirige vers mon hôtel et regagne ma chambre. Je saute dans la douche dans laquelle je m’endors. Heureusement que c’est une douche cabine car en tombant j’ai percuté les parois de la douche qui m’ont réveillé. Je me suis carrément endormi sous la douche et suis tombé comme une masse. Ca fait plus de 50 heures que je n’ai pas dormi.
Je n’arrive plus à me concentrer pour régler l’alarme de ma montre. Et bien entendu, je la règle mal. Je ne veux pas manquer le dîner. Je m’endors vers 18h30 et me réveille par miracle à 20h23. Le restaurant ferme à 20h30. Je m’habille à la vitesse de la lumière et descend au restaurant où le cuisinier me rassure que j’ai le temps de dîner et qu’il est admiratif des Finishers de l’UTMB. Nous étions 4 finishers dans ce même restaurant. J’ai pas mal bavardé avec un espagnol. J’ai mangé comme un ogre.
Je remonte dans ma chambre vers 22h00, me brosse les dents et me couche rapidement.
J’ai porté sans problème mes lentilles pendant plus de 50 heures !
Malgré la fatigue, je me réveille à 6h00 du matin. Je range mes affaires puis reprends la route vers 07h00 en direction de Paris.
Quelle AVENTURE n’est-ce pas ? A bientôt pour la prochaine…

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

   DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

001 UTMB Août 2017

002 UTMB Août 2017

003 UTMB Août 2017

 004 UTMB Août 2017

005 UTMB Août 2017

006 UTMB Août 2017

007 UTMB Août 2017

008 UTMB Août 2017

009 UTMB Août 2017

010 UTMB Août 2017

011 UTMB Août 2017

012 UTMB Août 2017

013 UTMB Août 2017

014 UTMB Août 2017

015 UTMB Août 2017

016 UTMB Août 2017

017 UTMB Août 2017

018 UTMB Août 2017

019 UTMB Août 2017

020 UTMB août 2017

021 UTMB août 2017

022 UTMB août 2017

023 UTMB août 2017

024 UTMB août 2017

025 UTMB août 2017

026 UTMB août 2017

027 UTMB août 2017

028 UTMB août 2017

029 UTMB août 2017

030 UTMB août 2017

031 UTMB août 2017

032 UTMB août 2017

033 UTMB août 2017

034 UTMB août 2017

035 UTMB août 2017

036 UTMB août 2017

037 UTMB août 2017

038 UTMB août 2017

039 UTMB août 2017

040 UTMB août 2017

041 UTMB août 2017

042 UTMB août 2017

043 UTMB août 2017

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

70 km Trail du lac de Vouglans (Volodalen) 29-07-2017

 

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Ayant passé une semaine de vacances en Côte d’Or (21) chez mes parents, je prends la route le vendredi 28 juillet en direction de la base de loisir de Bellecin, situé au bord du lac de Vouglans (Jura).
Demain, je courrai mon dernier ultra-trail d’entraînement avant le « Big One ».

Le soir, je dîne au restaurant de la station qui surplombe le joli lac artificiel de Vouglans.

Samedi 29 juillet, je suis au départ de l’ultra-trail de Volodalen d’une distance de 70 km avec 2 400 m de dénivelé positif. La météo est clémente. Je suis en super forme. Tous les indicateurs sont au vert.
Nous sommes une centaine de coureurs. Nous démarrons à 07h00, c’est la grasse matinée comparée aux derniers ultra-trails courus.
Il fait frais (10°c) dans les sous-bois, mais cela ne va pas durer car la température monte très vite. Le parcours est agréable sans difficultés majeures.
Malheureusement, ça ne va pas durer !
Au 23ème km, accompagné d’un autre coureur rencontré en cours de route, nous prenons la mauvaise direction. Au bout de 2 km, je me rends compte que nous ne sommes pas sur le bon parcours. De surcroît, il n’y avait plus de balises.
Nous faisons demi-tour, et croisons un autre coureur qui a fait la même erreur que nous. Je trouve cela étrange. Nous retournons sur la route bitumée où se trouve la dernière balise.
Ne voyant pas d’autres balises, nous décidons de suivre la route bitumée, mais 1 km plus loin, nous arrivons à un carrefour non balisé.

C’est à ce moment-là que je décide de contacter les organisateurs.
En effet, il y avait un problème. Quelqu’un a trouvé « drôle » de retirer les balises.

Après nous avoir communiqués leurs indications, je sais exactement où reprendre la piste. Nous avons déjà fait 6 km de détour ! C’est beaucoup pour ce type d’épreuve.

Je retrouve la piste, suivi de mes 2 acolytes. Il est vrai que sans balises, il est très difficile de trouver l’endroit où il fallait tourner. Les balises ont été retirées sur une très longue partie du parcours. Les organisateurs m’ont recommandé de suivre les peintures bleues jusqu’au prochain ravitaillement.

Les problèmes ne s’arrêtent pas là, le coureur que nous avons croisé ne se sentait pas bien du tout. Il n’aura pas assez d’eau pour rejoindre le prochain ravitaillement. Je ne peux pas l’abandonner. Nous avons perdu beaucoup de temps à l’attendre mais nous l’avons accompagné quasiment jusqu’au ravitaillement.

Nous arrivons dans la ville où se trouve le ravitaillement. Le sort s’acharne contre nous ! Le ravitaillement a déjà été démonté. Nous allons dans un bar pour réclamer de l’eau. Comme par hasard, c’est la première fois que je n’avais pas d’argent sur moi. La barmaid est très sympa et nous sert de l’eau à volonté. Nous avons très soif. Nos gourdes étaient vides depuis 1 heure. Nous n’avons pas pu manger.

Nous reprenons la route. Je calcule le temps pour atteindre le barrage de Vouglans qui est la seule barrière horaire. Je m’inquiète car mon équipier ne peut plus courir. J’essaie de le motiver mais rien n’y fait. Je ne veux pas l’abandonner. Il insiste pour que je continue seul car il me confie qu’il n’arrivera jamais à temps. Tous ces incidents m’ont fait perdre environ 2 heures. Je sais pertinemment que ce sera difficile pour moi de rattraper le temps perdu.
Je mets les bouchées doubles. Je suis en très bonne forme mais il fait très chaud (environ 35°c) J’arrive proche du barrage de Vouglans. Je n’ai plus d’eau. Je ne pense plus à prendre des photos. Je suis trop concentré.
Vous n’allez pas me croire, mais cette fois-ci ce sont les organisateurs qui ont débalisé la piste pour rejoindre le barrage qui ferme à 15h00 par arrêté préfectoral.
En temps normal, ce barrage est interdit au public. La sécurité est renforcée avec le plan Vigipirate. Il l’ouvre seulement pour l’ultra-trail.
Je suis arrivé dans le village de Vouglans avec une fois de plus les gourdes vides. Je vois le propriétaire d’une maison et lui demande de l’eau. Il l’a fait volontiers. Je me suis bien rendu compte que je n’étais plus sur le bon parcours.
Les organisateurs me téléphonent, préoccupés par ma sécurité. Ils me cherchent et une navette est en route vers moi pour me récupérer.
Voilà les conséquences d’une personne mal intentionnée qui débalise la piste. Je soupçonne un coureur d’avoir agi de la sorte. Il a mis des coureurs en danger et par la même occasion nous sommes disqualifés.
J’aurai couru 56 km au lieu des 70 km prévus. Un peu déçu de se faire disqualifier dans ces conditions.
Rendez-vous l’année prochaine à Vouglans. Je n‘aime pas rester sur un échec…

Trail des Grands Glaciers de la Vanoise 73 km 02 Juillet 2017


4000 m de dénivelé positif/gain elevation
Temps total : 14h44′
Vitesse moyenne/Average speed: 5 km/h
Classement/Ranking: 342ème sur 600 participants
Classement/Ranking: 342ème sur 451 finishers

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Vendredi 30 juin, j’arrive à Champagny en Vanoise où je passerai une nuit et une journée pour me reposer.
Le samedi, je récupère mon dossard et ceux de mes collègues Renault qui participeront à l’épreuve. Ainsi, ils n’auront pas le stress d’arriver trop tard pour récupérer leurs dossards.

Le temps est en train de se dégrader. Je déjeune à Pralognan La Vanoise où j’ai récupéré les dossards. Il est tombé des averses toute l’après-midi.

Le soir, je dîne avec mes collègues. Nous cherchons un restaurant pour goûter à la cuisine locale qui j’avoue n’est pas très diététique (tartiflette, fondue, etc.).
Vous n’allez pas le croire, le seul restaurant de spécialités locales est déjà complet. Il ne nous reste plus qu’une crêperie, une pizzeria et un restaurant traditionnel. Les crêpes et les pizzas ne nous tentent pas. On s’installe à table et à notre grande surprise, pourtant en Savoie, servis par une brésilienne qui nous propose un couscous !!! Et thé à la menthe en fin de repas !

La nuit va être courte puisque le départ est à 04h00 du matin. Je m’endors vers 23h30 et me réveille à 03h00. Je quitte l’hôtel vers 03h30 avec 2 collègues. Nous arrivons à 03h50 à Pralognan La Vanoise où se trouve le départ.
Le temps est très humide. Il fait 6°c et nous sommes à 1 400 m d’altitude.
Mauvaise nouvelle, le départ est décalé à 04h30. Nous sommes environ 600 coureurs au départ.

Les conditions météo n’étant pas très bonnes, un contrôle surprise des organisateurs est lancé pour vérifier si nous avons tous nos couvertures de survie.
L’organisation du contrôle est perfectible et de surcroît, je ne suis pas dans la bonne file. J’ai dû refaire la queue et suis parti dans les derniers. Ca commence mal !

La première partie du parcours est raide car je passe de 1 400 m à 2 400 m d’altitude (1 000 m de dénivelé sur 9 km). Pendant la montée, je n’arrive pas à boire. Je m’arrête et je profite pour enlever mon coupe-vent car j’ai trop chaud malgré une température proche de 0°c. Je perds du temps à comprendre la raison pour laquelle je n’arrive pas à aspirer l’eau de ma gourde. Le tuyau n’est pas pincé. En fait, j’ai verrouillé le robinet par inadvertance. J’ai dû perdre 10 minutes et je me retrouve dernier. Je mets les gaz et je rattrape les derniers au bout d’un bon quart d’heure, ce qui me coûtera vers la fin de la course.

Ensuite, j’alterne montées et descentes sur les hauteurs du parc de la Vanoise en oscillant entre 2 000 m et 2 500 m pendant environ 40 km. Je traverse des glaciers et des lacs
Souvent, la tête dans les nuages (au sens propre et au sens figuré), je passerai les refuges de la Vanoise, de l’Arpont, du Plan Sec, de l’Orgère et de Peclet Polset. Parfois le soleil fera son apparition et éclairera le beau parc de la Vanoise.
A certains endroits, il ne faut pas tomber car le vide est très proche de nous. La roche est très glissante. Je finis quand même par me prendre une gamelle. Ce sera la seule de tout le parcours. Nous sommes nombreux à avoir chuté.
La dernière partie compliquée est l’aiguille de Polset (col de la Chavière) entre le 50ème km et le 57ème km. Je passe de 1 700 m à 2 600 m (900 m de dénivelé positif). A 1 700 m, il fait chaud et le soleil est limite brûlant. Plus je monte et plus la météo se dégrade. Il fait de plus en plus froid. Certaines parties sont très raides et glissantes car je marche aussi sur des glaciers.
Le vent soufflebeaucoup à 2 500 m au passage du col. Mes vêtements humidifiés par la sueur me refroidissent de trop. Je ne veux pas perdre de temps à m’arrêter pour mettre mon coupe-vent. Ce qui est une erreur : perte d’énergie importante et risque d’attraper froid. Il ne me reste plus qu’une centaine de mètres. Le gendarme qui fait la surveillance m’indique qu’il fait -5°c sous le vent.
Je suis heureux d’être en haut car c’est le dernier col à passer. L’autre côté du versant, il n’y a pratiquement plus de vent. En revanche, beaucoup de neige mais moins abondante que l’année dernière.

Après m’être ravitaillé, je termine les 13 derniers kilomètres en courant.

Je n’ai pas beaucoup de photos car la batterie de ma caméra s’est rapidement déchargée à cause du froid.

J’avais prévu de passer à l’hôtel pour me doucher mais je préfére prendre le volant pour gagner du temps. Je pars vers 18h30 de Pralognan la Vanoise et arriverai vers 00h30 à Saint Nom La Bretèche.

Je vide la voiture et je prends enfin une douche. Je me couche vers 01h00 du matin et m’endors comme une masse (étrange, n’est-ce pas ?). Je me suis levé à 06h30 pour aller au bureau. J’avoue que je n’étais pas très frais !

 

118 km Ultra-Trail Maxi Race d’Annecy XXL 27 & 28-05-2017

Maxi Race Annecy XXL 117 km – 7500 m de dénivelé positif/gain elevation
Temps total : 26h45′
Vitesse moyenne/Average speed: 4 km/h
Calories dépensées: 11 700 kca
Classement/Ranking: 37ème sur 90 participants
Classement/Ranking: 37ème sur 45 finishers (50% ont abandonné/50% runners gave up)

Vendredi matin 08h15, je prends la route avec le Trafic dont les 8 passagers font partie de l’ESR Renault. Nous quittons Guyancourt pour Annecy soit environ 6 heures de route.
J’aime conduire et j’emmènerai tous les membres de l’ESR à bon port.
Je dépose les participants dans leurs hôtels respectifs. Ensuite, je vais chercher mon dossard où sera situé le départ (au bord du lac) de cette fameuse course.
Je vais dîner dans le vieil Annecy puis retourne dans mon hôtel où je prépare mes affaires.
Je n’ai pas vraiment eu le temps de me reposer. Après avoir préparé minutieusement mes affaires, je me détends sur mon lit environ 1 heure. Je quitte l’hôtel en vélo vers 01h00 du matin pour rejoindre la ligne de départ. L’hôtel est à 3 km du départ.
Je n’ai pas d’expérience sur les ultra-trails et donc cette maxi race (118km, >7500m D+) représente une étape importante avec plein d’incertitudes sur comment cela pouvait se dérouler.
Malgré tout, avec une petite préparation (sorties longues, courses de trail avec test des bâtons) je ne me suis pas imposé un temps d’arrivée. L’objectif principal est d’arriver en bonne condition et ne pas me faire éliminer par les barrières horaires.
Il fait doux (18°c). Il est 01h30, c’est parti ! Nous courons autour du lac pendant environ 4 km.
Semnoz est le premier col avec 21km de montée (1647 m D+) que je grimperai en alternant marche et course assez dynamiques, mais peut-être un peu trop sans m’en rendre compte. Il fait frais en haut. A certains endroits la rosée est givrée. J’aperçois la lueur du jour qui fait son apparition.
La 2ème ascension, jusqu’à Doussard, un peu plus difficile car le col de Semnoz plus la nuit blanche, la fatigue s’accumule, même si le rythme reste correct.
Je ne peux pas avaler les gels que j’avais l’habitude de consommer. Ca m’écœure Je ne sais pas pourquoi, je ne peux prendre que du salé. J’ai bu énormément (environ 4 l d’eau) car il faisait très chaud ! Une pointe à 34°c !
Enchainement de descentes raides et de montées raides, je passe le col de la Cochette (1296m).
Je rencontre 2 coureurs avec lesquels je bavarde sur environ 10 km. Très sympathiques mais toujours surpris de rencontrer des parisiens ! En effet en région parisienne, à part la Tour Eiffel, c’est le seul point culminant !  Pas simple de s’entraîner en altitude et trouver des côtes de 20 km de long.
De nombreux coureurs me demandent la distance parcourue car l’autonomie des batteries de leurs GPS n’était pas suffisante. Mon GPS s’éteint à environ 1 km de l’arrivée à Doussard.
Arrivé à Doussards (469 m), après plus de 16h40’ de course et avoir avalé 4 800 m de dénivelé, je suis satisfait d’achever la première étape qui est plus longue que prévue : 76 km au lieu des 69 km annoncés. Ca commence à faire beaucoup pour ce type d’épreuve.
Doussard est à 25 km environ d’Annecy. Je dois prendre une navette pour retourner à Annecy mais des amis-collègues sont venus me chercher avec le Trafic. C’est très sympa de leur part.
Nous arrivons à l’hôtel à Annecy, je m’assois à la terrasse de l’hôtel et je commande 0,5 l de bière que je bois assez rapidement. J’étais saturé d’eau. Je reprends une 2ème de même quantité que j’ai le temps d’apprécier par rapport à la première.
Je dîne, je prends 2 plats : 1 plat de pâte à la Carbonara et 1 tartiflette. Je me suis régalé !
Dans la foulée, je me couche vers 23h00 et je m’endors instantanément comme une masse.
J’ai oublié de mettre mon réveil ! Je ne sais pas comment j’ai fait, je me suis réveillé à 05h00 pile !
Je m’équipe rapidement. Je n’aurai pas le temps de prendre la navette pour retourner à Doussard. Mes amis m’emmènent en Trafic à Doussard. Le départ est à 06h30. J’arrive à 06h15. Je me place dans le sas de départ. Je me sens bien malgré les 77 km dans les jambes.
06h30, c’est parti pour 42 km ! Un marathon quoi ! Mais avec plus de 2 600 m de dénivelé positif!
Je passe la Forclaz, le Chalet de l’Aulp, et l’Encrenaz très belles parties, des paysages magnifiques avec vue sur le lac, mais il fait très chaud !
A 07h00, départ des traileurs qui courent seulement le 42 km, me rattrapent. J’ai pu voir les premiers qui courent même dans les endroits les plus escarpés. Beaucoup d’entre eux m’encouragent, avec surprise, car ils savent ce que j’ai enduré la veille et ce que je vais endurer aujourd’hui.
J’attaquer la descente caillouteuse avec beaucoup de risque de chute, je peux continuer sans encombre jusqu’au dernier ravitaillement de Menthon.
J’en profite pour me restaurer et bien m’hydrater. Il fait très chaud (Pic à 36°c).
Démarre alors la montée finale, à bon rythme de marche toujours sans trop savoir où j’en suis : je double certains, je suis doublé par d’autres… sans facilement savoir qui est dans quelle course. Puis vient le final : le Mont Baron, la dernière falaise qui est l’équivalent de la Burj Khalifa tower à grimper avec une magnifique vue aérienne sur Annecy et son lac. Et là on se dit qu’on tient le bon bout…
Une descente où les jambes sont mises à mal mais j’arrive encore à courir !
Puis j’entends la sono de la ligne d’arrivée qui me porte sur les 2 derniers kilomètres en plus des spectateurs qui m’encouragent. Les gens sont admiratifs des traileurs qui courent la Maxi-Race XXL 118 km. Je ne marche pas, je coure jusqu’à la ligne d’arrivée !
Je suis satisfait de ma performance mais assez surpris de voir autant d’abandons dans ma course.
Maxi Race Annecy XXL 117 km – 7500 m de dénivelé positif/gain elevation
Temps total : 26h45′
Vitesse moyenne/Average speed: 4,2 km/h
Classement/Ranking: 37ème sur 90 participants
Classement/Ranking: 37ème sur 45 finishers (50% ont abandonné/50% runners gave up)

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

*

La course s’est déroulée en 2 parties.

Jour 1: 77 km pour 4 800 m de dénivelé +
Jour 2: 42 km pour 2 700 m de dénivelé +

Je vous ferai un récit de cette aventure dans la semaine

The race took place in two parts.

Day 1: 77 km for 4 800 m of gain elevation
Day 2: 42 km for 2,700 m of gain elevation

I will tell you the story of this adventure in the week

*

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

001 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

002 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

003 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

004 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

005 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

006 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

007 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

008 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

009 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

010 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

011 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

012 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

013 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

014 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

015 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

016 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

017 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

018 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

019 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

020 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

021 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

022 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

023 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

024 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

025 118 km XXL Maxi Race Annecy 27 & 28 Mai 2017

*

fichier pdf Classement 111 km Trail Maxi Race Annecy 27 & 28-05-2017

fichier zip 28_05_2017 42 km Maxi Race XXL Annecy

https://www.strava.com/activities/1010890219

https://www.strava.com/activities/1010890180

https://connect.garmin.com/modern/activity/1765479545

https://connect.garmin.com/modern/activity/1765479668

Parcours et profil 111 km Trail Maxi Race Annecy 27 & 28-05-2017

Dénivelé 111 km Trail Maxi Race Annecy 27 & 28-05-2017

Résultats 111 km Trail Maxi Race Annecy 27 & 28-05-2017

*

*66,5 km Ultra-Trail du Sonneur Saint Cyr Sur Morin (Ile de France) 30-04-2017

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

DCIM100GOPRO

*

CompeGPS Map Printing

fichier pdf Passages 66 km Ultra-trail du Sonneur – Saint Cyr Sur Morin 30-04-2017

fichier pdf Résultats 66 km Ultra-trail du Sonneur – Saint Cyr Sur Morin 30-04-2017

fichier zip 66 km Ultra-trail du Sonneur – Saint Cyr Sur Morin 30-04-2017

https://connect.garmin.com/modern/activity/1708002320#

https://www.strava.com/activities/965629927

Image de prévisualisation YouTube

Road2trail |
Union Cycliste Envermeudoise |
Lesanciensstade |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Usaaubenaschallengeloisir
| Squash des volcans
| Foot loisirs ES Chaponost